En quelques mois, le budget de la majorité départementale
pourtant paré de toutes les vertus aux dires de l’exécutif avec le soutien du
groupe des très libéraux « initiatives et progrès » prend l’eau de
toutes parts et entraîne dans son naufrage les communes, associations et
organismes pour lesquels la solidarité départementale ne fonctionne plus.
Les élus de gauche, avaient en refusant de voter ce budget
annoncé la catastrophe inéluctable.
Recettes sur évaluées, dépenses notamment sociales
minimisées.
Comment un budget soi disant sincèrement en équilibre doit
il faire en quelques mois l’objet de révisions déchirantes ?
L’exécutif, par la voix de son président à refusé d’entrer
en contentieux avec l’état pour les quelques 160 millions d’euros qui nous sont
dus comme nous l’avons proposé.
La majorité à préféré miser sur une improbable voie
parlementaire qui évidemment sans la pression suffisante ne pouvait pas
aboutir.
Aujourd’hui où en sommes
nous ?
Chaque semaine nous apprenons qu’une nouvelle aide ou
subvention ne sera plus versée. Bien sur cela se passe sans débat (seule les
réponses positives sont soumises à l’assemblée), soit la presse, soit les
associations ou organismes nous informent des dégâts.
Il s’en suit, arrêt des aides
auprès des plus démunis et licenciements des animateurs.
La dernière commission
permanente en a été l’illustration, Sandrine Martin ayant dénoncé à nouveau des
disparitions de subventions ou leur division par deux.
Malgré ses divisions, la
majorité présidentielle a su se rassembler pour maintenir ce mauvais coup
contre la position des élus de gauche.
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L’aide aux communes, bien que rien ne soit avoué est également touchée. Les
dossiers n’avancent pas, disparaissent des ordres du jour au mépris
d’engagement pris à l’unanimité dans le cadre du PAD (plan d’aide aux
communes).
Les projets engagés ou réalisés ne reçoivent pas
les aides attendues et d’autres doivent être reportés. Seuls quelques cantons
par hasard renouvelables semblent épargnés, inaugurations médiatiques
oblige.
·
Aujourd’hui nous apprenons que c’est l’action culturelle auprès
des collégiens qui est sacrifiée. L’opération théâtre au collège qui permet de
diffuser et de faire partager à tous les élèves l’art théâtral n’est plus
financée. Chaque enfant pouvait, quelque soit le niveau social, culturel ou la
localisation géographique bénéficier de cette opération. Voilà une illustration
du rôle de solidarité d’une collectivité.
Aujourd’hui sans
vouloir paraphraser d’illustres penseurs, on s’en prend à l’école et la
culture . Ce n’est jamais bon signe.
En parallèle à ces
mesures on nous annonce la suppression de la réception du conseil général.
Expiation ou pure
démagogie ?
Cette mesure phare
annoncée comme par hasard la même semaine que l’annulation de la « Garden
party » de l’Elysée pourrait porter à sourire si nous n’étions pas
manifestement devant des opérations orchestrées pour préparer l’opinion à la
rigueur.
Avant de sacrifier un
peu plus l’aide sociale, l’aide aux communes et aux plus défavorisés on jette
en pâture quelques symboles.
Comme si on voulait
donner raison à ceux qui dénoncent la gabegie des collectivités locales.
Face à cette politique
désastreuse pour l’emploi, la solidarité les élus de gauche font des
propositions.
Nous n’ignorons pas les
difficultés financières bien au contraire. Nous voulons prioriser les actions
du département selon des critères sociaux, environnementaux et en s’appuyant
sur nos compétences.
Priorité aux actions
développant l’aide aux personnes en difficulté, aux actions de solidarité et en
préservant l’emploi de ces structures.
Priorité aux actions
communales et cantonales respectant les critères de développement durable avec
une pondération tenant compte du potentiel financier des communes ou
collectivités.
Et surtout réclamons
notre du à l’état, 160 millions qui vont s’aggraver d’une trentaine de millions
supplémentaires chaque année. Ce qui n'empêche pas au contraire d'exiger une
nouvelle loi imposant la compensation totale sans discussion des sommes dues
par l'état.
Jean Daniel Blusseau
Conseiller général de la
Vienne
Canton de Poitiers
7.